Science en direct / Toute l'actualité / France-Nord / IRD - Sites de représentation - France-Nord http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/(view_mode)/rss fr} La campagne EXBODI commence http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/exbodi/la-campagne-exbodi-commence Fri, 02 Sep 2011 00:00:00 +0200 La campagne EXBODI vient enfin de commencer au large des côtes de la Nouvelle Calédonie. Cette mission qui aurait dû commencer le 22 aout dernier a vu son programme modifié en raison d’une rétractation des autorités du Vanuatu qui sont, alors que l’Alis était déjà à Port Vila, revenus sur les autorisations de recherche. Face à cette situation imprévue, un nouveau projet de redéploiement de la campagne le long des côtes de la Nouvelle Calédonie a été proposé et a reçu l’aval des autorités compétentes de La Nouvelle Calédonie. Un des objectifs centraux de la campagne EXBODI est de compléter les échantillonnages effectués par nos équipes autour de la Nouvelle Calédonie afin notamment de documenter l’extension effective de la distribution des organismes de Nouvelle Calédonie et de comprendre les mécanismes de dispersion des organismes. Ces travaux visent à mieux comprendre les processus à l’origine de la diversité et de la richesse de la faune des monts sous-marins qui sont des cibles potentielles pour la définition d’aires marines protégées en Nouvelle Calédonie. L’extension de l’échantillonnage vers le Vanuatu, où l’on trouve des faciès géomorphologiques proches de ceux rencontrés en Nouvelle Calédonie, permettait en effet de vérifier les hypothèses émises dans la littérature concernant les facteurs déterminant la distribution des organismes des monts sous-marins de Nouvelle Calédonie. Le redéploiement de la campagne sur la côte Est de la Nouvelle Calédonie ne permettra pas ce test mais viendra utilement compléter les jeux de données sur lesquels ces hypothèses sont construites. Un second objectif important de la campagne est l’étude de la biologie et de la diversité des organismes associés aux bois coulés. Le Vanuatu se justifiait dans ce contexte par la définition d’une zone atelier, particulièrement propice à l’accumulation de bois coulés, identifiée au Nord de l’île de Santo lors de précédentes campagnes réalisées entre 2004 et 2006. Pour ce second objectif, même si nous ne connaissons pas de telles accumulations de bois coulés en Nouvelle Calédonie, le redéploiement de la campagne sur les pentes externes de la côte Est permettra néanmoins d’aborder ce volet sous un angle plus exploratoire. En effet, les seules connaissances concernant cette faune en Nouvelle Calédonie proviennent d’expériences réalisées avec l’aide de l’IRD de Nouméa entre 2003 et 2008 au large de la passe Boulari. Nos équipes ont en effet immergé, pendant des durées de respectivement 20 et 30 mois, deux filières de casiers dans lesquelles différentes essences de bois et autres substrats organiques avaient été placés. Des expériences similaires ont également été réalisées au Vanuatu au large de Santo. Aux deux localités, ces expériences ont permis de récolter des organismes typiquement associés à ces substrats. De plus, les expériences en Nouvelle Calédonie ont mis en évidence des espèces nouvelles que nous n’avons jamais encore retrouvées ailleurs. Ce résultat montre donc qu’une faune originale associée aux bois coulés existe dans les eaux profondes de la Nouvelle Calédonie et reste à explorer. Cette campagne se déroulera en deux legs : le premier leg (chef de mission Sarah Samadi) du 02/09/11 au 11/09/11 explorera les pentes externes de la côte Est le long de la Province Sud. L’équipe scientifique du leg 1 est composée de : Sarah Samadi, chef de mission principal de la campagne, chercheuse à l’IRD en systématique moléculaire et biologie de l’évolution (UMR7138), Marie-Catherine Boisselier, chercheuse en génétique des populations et systématique moléculaire au CNRS (UMR7138), Justine Thubaut, étudiante en thèse au MNHN sous la direction de Sarah Samadi, Laurent Albenga, Ingénieur d’étude du service des collections du MNHN, Stéphane Hourdez, chercheur CNRS à la station biologique de Roscoff dans l’équipe de Génétique des Adaptations aux Milieux Extrêmes (UMR7144). Le matériel nécessaire à la réalisation de la mission comprend : le matériel de pêche qui comprend essentiellement trois dragues Waren, un chalut à perche et tout ce qu’il faut pour les réparer en cas d’avarie (perches de rechange, filets, etc…) ; le matériel pour trier et fixer les animaux récoltés : une série de tamis en inox à mailles allant de 2 mm à 4 cm, des bailles, du flaconnage de toute taille, de la gaine plastique et des soudeuses, du papier étiquettes et des crayons 2B, du formol, etc… le matériel photo pour fixer les couleurs des animaux vivants ; de l’ethanol et du formol pour conserver les organismes avant leur étude par des spécialistes. Le journal de bord de la campagne Posez des question à l'équipe PIRATA / Début de campagne http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/pirata-2011/pirata-debut-de-campagne Tue, 03 May 2011 00:00:00 +0200 Mardi 3 mai 2011. Dans tout le matériel embarqué, il manquait finalement 2 caisses arrivées par avion la semaine dernière… Après plusieurs échanges avec le transitaire dès 7h30 le matin, et après quelques espoirs, il s’avère qu’il sera impossible de les avoir livrées à bord avant le milieu de l’après-midi, les colis n’étant toujours pas passés par les services douaniers du port. Une des caisses contenait un courantomètre à effet Doppler (ADCP ; voir plus loin ou récits de campagnes précédents sur http://www.brest.ird.fr/actualites/EGEE-3.htm), une autre contenait du matériel pour le navire. La décision fut rapide… nous devrons nous en passer ! Inutile d’attendre avec le retard déjà pris, n’étant pas certain que le délai de livraison dans l’après-midi soit tenable avec les douanes, et pouvant finalement se passer de ce matériel tant bien que mal ! Concernant l’ADCP nous expliquerons plus tard les problèmes que cela implique. Nous avons donc quitté le quai du port de Cotonou à 10h locale (9h heure GMT ou TU). Il est temps de présenter l’équipage scientifique. Il est constitué, pour cette première partie de la campagne qui en comporte trois, de 12 personnes, dont voici la liste : Bernard Bourlès, chercheur IRD/LEGOS à Cotonou, chef de mission Jacques Grelet, ingénieur IRD/US IMAGO, électronicien et spécialiste des bouées PIRATA Fabrice Roubaud, ingénieur IRD/US IMAGO, idem Rémy Chuchla, ingénieur IRD/LEGOS à Cotonou, ingénieur chimie/physique/informatique Patrick Berk, ingénieur NOAA/PMEL (USA),électronicien Dominique Lopes, administrateure campagnes PIRATA, IRD/US IMAGO Laurent Beguery, ingénieur CNRS/INSU, électronicien et spécialiste gliders Sandrine Hillion, assistante ingénieure, IRD/US IMAGO, chimiste Yann Robiou Du Pont, ingénieur, VI à l’IRD/LEGOS à Cotonou, physicien Mathieu LeGall, ingénieur, LOCEAN, physicien Casimir Da Allada, étudiant PhD à l’IRD/LEGOS et CIPMA-Cotonou, physicien Julie Truchot, étudiante en chimie, en stage à l’IRD/US IMAGO Suite au départ, les laboratoires s’installent. Le matériel scientifique a envahi le pont arrière et les laboratoires, mais tout a dû être auparavant soigneusement attaché et arrimé pour éviter tout glissement et danger potentiel en mer avec la houle. Environ 3 heures après le départ, le plein de fuel doit être fait à partir d’un minéralier (navire transporteur de fuel/gaz/essence) au-delà de la zone économique exclusive du Bénin. Nous ne savons pas si cette démarche est liée à un coût moindre ou aux travaux actuels importants au port de Cotonou qui pourraient empêcher tout ravitaillement dans l’enceinte du port (pour des raisons de sécurité). A éclaircir… Il est quand même assez étonnant de voir se mettre « à couple » un navire de recherche comme le SUROIT (56m de long) et un minéralier (plus de 100m de long, avec la coque un peu rouillée) pendant 3 heures, en route à vitesse très très réduite face au vent pour éviter les effets de roulement liés à la houle… Voici une photo de la proue des 2 navires côte à côte. Suite à cette opération, la « vraie » route de campagne peut commencer. Cap au Sud Ouest vers le Cap Trois Pointes du Ghana, car nous devons nous rendre très loin à l’ouest… Nous partons d’une longitude de 2°E et de la latitude 6°N pour aller au lieu des premières opérations « navire arrêté » (en station) à 10°W-1°N, ce qui représente plus de 4 jours de mer. Pendant ce « transit », nous faisons quelques prélèvements d’eau de surface pour analyser plusieurs paramètres : salinité, sels nutritifs, CO2 et Chlorophylle. Le premier prélèvement a eu lieu à 20h et a donné lieu à une « formation » commune pour que les scientifiques qui assureront ces prélèvements soient bien au fait des méthodes de prélèvements, des protocoles et de la saisie indispensable des informations (date, heure, position, numéro des échantillons, etc…) relatives à ces prélèvements (qui s’effectuent 24h sur 24h par roulement, donc par « quarts » de 4h –soit 0h à 4h, 4h à 8h, 8h à midi, midi à 16h, 16h à 20h puis 20h à minuit- , et équipes de deux personnes minimum, assurant les quarts de 0-4, 4-8 et 8-12 matin et soir) © IRD / Bernard Bourlès Campagne Pirata FR21 Plus tôt dans l’après-midi, vers 16h, une présentation générale de la campagne a été effectuée par le chef de mission à toute l’équipe scientifique, afin de lui présenter les contextes scientifiques de la campagne et ses objectifs, le fonctionnement à bord et la répartition des tâches etc… Nous avons profité d’être quasiment à l’arrêt pendant le plein de fuel pour faire cette réunion générale, le mal de mer étant plus facile à gérer à l’arrêt pour les (heureusement rares) personnes sujettes à ce mal particulièrement ingrat !… A suivre… A consulter sur le site IRD Bénin Tous les billets postés lors de cette campagne Contexte et objectifs du programme PIRATA et de la campagne 2011 Posez vos questions à l'équipe de chercheurs en campagne à bord du SUROIT Tuam'2011 / Début de campagne http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/tuam-2011/tuam-2011-debut-de-campagne Wed, 27 Apr 2011 00:00:00 +0200 La mission Tuam’2011, est la seconde du projet biodiversité et substances marines de Polynésie française entrepris par l’équipe de chimie marine de l’IRD basée à Arue, sur l’ile de Tahiti. Les travaux sont menés essentiellement sur les éponges, présentes dans tous les milieux marins, sous toutes les latitudes. Les travaux menés sur ces organismes couplent la taxonomie, la biologie moléculaire (systématique et phylogénie) et l’analyse de leur production en métabolites secondaires. Outre l’intérêt de ces molécules comme reflet de l’adaptation ou de la spéciation, ces composés chimiques présentent souvent des propriétés biologiques qui peuvent être valorisées dans les domaines de la santé humaine, de l’aquaculture ou de l’environnement. La première mission nous a mené vers les Iles hautes de Polynésie française aux Iles Sous le Vent et aux Iles Marquises. Cette année, la campagne se déroule aux iles Tuamotu, archipel composé d’atolls ( voir itinéraire prévu de la campage - fichier pdf) L’échantillonnage est réalisé en plongée autonome, sur des sites choisis afin de diversifier les biotopes et la faune associée. L’équipe scientifique est composée de 6 personnes, tous plongeurs professionnels et de compétences technique et/ou scientifique complémentaires : Cécile Debitus (biochimiste, chef de mission), Eric Folcher (responsable des opérations hyperbares, biologiste), Bertrand Bourgeois, John Butscher, Dominique Fleurisson, et Franck Lerouvreur (CNRS, Criobe), plongeurs-biologistes. Un changement d’équipe (John et Franck) est prévu à mi campagne. Après les ultimes préparatifs et imprévus précédant le départ (félicitations à l’équipe machine !), nous avons quitté Tahiti en fin d’après midi et navigué toute la nuit pour arriver sur le premier site : Mehetia. Cette petite ile volcanique inhabitée est la dernière au sud-est des Iles de la Société. Elle ne possède pas de lagon et le tour de l’île effectué avec le sondeur multifaisceaux nous montrent des pentes abruptes et l’existence de pinacles ou probablement cheminées aux abords de la côte ouest. Deux plongées ont été effectuées : les éponges sont peu abondantes, mais les quelques espèces trouvées sont caractéristiques de la faune de l’archipel de la Société. Une surprise toutefois : une espèce inattendue à cet endroit, rencontrée à Nuku Hiva a été retrouvée. Eric et Dominique ont aussi déniché sous un surplomb une éponge calcaire rare en Polynésie et dont nous n’avions qu’un seul specimen de Huahiné. Eric a fait la photo in situ permettant de compléter les données pour l’identification de cet animal. © IRD / Eric Folcher Clathrina sp. Nous avons levé l’ancre de ce mouillage précaire après la deuxième plongée et faisons route vers Herehereture que nous devrions atteindre après 26h00 de navigation : ce transit permettra de finir d’amariner tout le monde, et d’atteindre nos premiers atolls. Voir tous les billets postés lors de cette campagne Posez vos questions à l'équipe de chercheurs en campagne à bord de l'ALIS TUAM’ 2011 : une mission d’exploration de la biodiversité négligée des récifs polynésiens Démarrage de la campagne PIRATA FR20 http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/campagne-pirata-2010/demarrage-de-la-campagne-pirata-fr20 Thu, 16 Sep 2010 00:00:00 +0200 La campagne PIRATA 2010 a débuté le mercredi 15 septembre à partir de Cotonou (Bénin) et s’achèvera le 20 octobre à Dakar (Sénégal). Cette campagne "PIRATA FR20" entre dans le cadre du projet "Prediction and research moored array in the tropical Atlantic (PIRATA)", programme multinational (France, Brésil, États-Unis) d'océanographie et d’étude du climat. 3 Unités de recherche de l'IRD (LEGOS, LOCEAN et IMAGO) sont impliquées dans ce projet et participent à cette campagne. Contexte et objectifs du programme PIRATA Le programme PIRATA a pour objectif d'étudier les interactions océan-atmosphère dans l'Atlantique tropical et leur rôle dans la variabilité climatique régionale à des échelles saisonnières, interannuelles ou plus longues. Il s'agit de mettre en œuvre et maintenir un réseau météo-océanique de surveillance en temps réel du climat sur une douzaine de points clés de l'Atlantique tropical, choisis de manière à rendre compte au mieux des deux principaux modes de variabilité climatiques de cette région, le mode méridien ("dipôle") et le mode équatorial (similaire à El Niño), qui représentent à eux seuls environ la moitié de la variance climatique interannuelle du bassin tropical. Cette surveillance devrait apporter des éléments complémentaires au diagnostique et à la prévision saisonnière du système couplé océan-atmosphère dans cette région : par assimilation des données ainsi acquises dans les modèles numériques opérationnels utilisés pour la prévision climatique, il devrait en effet être possible de mieux anticiper la variabilité du climat sur les régions continentales avoisinantes (pourtour du golfe de Guinée, Sahel, Nordeste brésilien…). Après une phase "pilote" de 1997 à 2001 (d’où le nom initial du programme qui était : "Pilot research moored array in the tropical Atlantic"), le programme est passé à une phase de consolidation jusqu’en février 2008. En France, PIRATA a été labellisé ORE (Observatoire de Recherche pour l’Environnement) en 2003, et est désormais labellisé SOERE (Systèmes d’Observation et d’Expérimentation, sur le long terme, pour la Recherche en Environnement) depuis janvier 2010. Au niveau international, PIRATA est désormais dans une phase de pérennisation. Objectifs scientifiques du programme PIRATA Les principales questions scientifiques du projet portent sur : les mécanismes de forçage et de couplage entre les composantes atmosphérique et océanique ; les influences des flux de chaleur air-mer et de quantités de mouvement (vent) sur la variabilité (position, intensité) de la zone intertropicale de convergence des alizés et sur les systèmes convectifs du golfe de Guinée et de la région ouest du bassin ; la relation entre la variabilité de la température de surface de l’océan et celle du contenu thermique en Atlantique tropical ; les téléconnexions et leurs mécanismes entre la variabilité dans la région de l’Atlantique tropical et la variabilité dans d’autres régions (ENSO, NAO, variabilité Atlantique sud). Partenaires et soutiensPartenaires internationaux : Les pays partenaires du projet sont la France : IRD, Météo France, CNRS/INSU les États-Unis : National oceanic and atmospheric administration (NOAA) le Brésil : Instituto nacional de pesquisas espaciais (INPE) l'Allemagne : Institut für meereswissenschaften (IFM-GEOMAR). Soutiens en France IRD/Météo France (une convention est établie entre ces deux organismes pour le financement de l’ORE PIRATA) OMP/UPS (Observatoire Midi-Pyrénées/Université Paul Sabatier, au titre des soutiens aux SO/ORE) IFREMER (temps navires). Les campagnes sont gérées et organisées par l’IRD. Elles bénéficient notamment du soutien logistique de l’US IMAGO et d’une aide matérielle de la part du Groupe mission Mercator Coriolis (GMMC). Laboratoires français impliqués LEGOS/OMP (Toulouse) GAME/CNRM (Toulouse) LOCEAN/IPSL (Paris) CETP/IPSL US IMAGO de l’IRD (Brest). Le réseau PIRATA Le réseau de surveillance regroupe actuellement 17 bouées ATLAS, deux mouillages pour la mesure des courants de surface au milieu du bassin (à 23°W et 10°W sur l’équateur), des marégraphes et une station météorologique située sur l’île de São Tomé dans le Golfe de Guinée. Les mesures réalisées sont mises à la disposition de la communauté scientifique via internet : en temps quasi réel pour les données (moyennes quotidiennes) des bouées ATLAS, les données marégraphiques de São Tomé et les profils thermiques obtenus pendant les campagnes ; aussi rapidement que possible pour la plupart des données acquises pendant les campagnes dédiées au programme et des données courantométriques, une fois les phases éventuelles de traitement et de validation des mesures effectuées. Dates et lieux des campagnes PIRATA France La maintenance du réseau sous-entend la mise en œuvre (côté français) d’au moins une campagne océanographique dédiée par an dans la partie est du bassin Atlantique équatorial (23°W et Golfe de Guinée). À ce jour, 19 campagnes ont été réalisées depuis 1997. Les dates des campagnes dépendent de la disponibilité des navires ou des autres campagnes d’opportunité permettant d’intervenir sur les sites. Moyens déployés Les bouées sont acheminées par conteneurs de France (Brest) et des USA (Seattle) au port d’embarquement. En raison de leur encombrement, la taille du navire peut imposer d’effectuer les campagnes en plusieurs parties (legs). Lors des campagnes, sont effectués : en priorité, le remplacement des bouées ATLAS du réseau PIRATA le remplacement des mouillages courantométriques du réseau PIRATA des mesures en continu (thermosalinographe, courantomètre S-ADCP) ; des profils thermiques en route (XBT), envoyés en temps réel (Coriolis, Mercator) ; des profils CTDO2 en station (aux sites des bouées et le long de la radiale 10°W) ; des profils de courant en station (L-ADCP) ; des échantillons pour analyses (S, O2, sels nutritifs, paramètres CO2…) ; des déploiements occasionnels de profileurs (ARGO) ou bouées dérivantes (SVP). Carte du réseau des bouées et des sites PIRATA Le réseau des bouées ATLAS de PIRATA [réseau de base (carrés rouges), extension sud-ouest (cercles verts), extension nord-est (étoiles bleues), projet d’extension sud-est (triangle jaune)] et les sites de mesure installés sur des îles (croix vertes). Le cercle noir qui entoure certaines bouées indique qu’elles sont équipées d’instruments permettant l’estimation du flux net. Deux mouillages courantométriques sont également maintenus à l’équateur, à 23°W et 10°W. La zone des sites PIRATA sous la responsabilité de la FRANCE et des campagnes associées est entourée d’un cercle bleu. Campagne 2010 La campagne PIRATA FR20 a débuté le mercredi 15 septembre à partir de Cotonou (Bénin) et va s’achever le 20 octobre à Dakar (Sénégal). Leg 1 : Cotonou-Cotonou : 15 septembre – 2 octobre Leg 2 : Cotonou-Dakar : 5 – 20 octobre. Scientifiques à bord (leg 1) : Jacques GRELET (chef de mission), ingénieur électronicien, IRD / US IMAGO-Brest Fabrice ROUBAUD, ingénieur électronicien, IRD / US IMAGO-Brest Dominique DAGORNE, ingénieur physicien, IRD / US IMAGO-Brest Rémy CHUCHLA, ingénieur physicien/chimiste, IRD / LEGOS-CRHOB, Cotonou Gaël ALORY, chercheur physicien, UPS / LEGOS, Toulouse Sandrine HILLION, assistant ingénieur, chimiste, IRD / US IMAGO-Brest Gaëlle PARARD, thèse d’université Paris VI, LOCEAN –Paris William LLOVEL, thèse d’université Toulouse, LEGOS-Toulouse Henrick BERGER, thèse d’université Bretagne occidentale, LPO/IFREMER-Brest Yann ROBIOU DU PONT, VCI, physicien, IRD / LEGOS-CRHOB, Cotonou Scientifiques à bord (leg 2) : Jacques GRELET (chef de mission), ingénieur électronicien, IRD / US IMAGO-Brest Fabrice ROUBAUD, ingénieur électronicien, IRD / US IMAGO-Brest Nathanëlle LEBRETON, ingénieur, CORIOLIS/IFREMER-Brest Yann ROBIOU DU PONT, VCI, physicien, IRD / LEGOS-CRHOB, Cotonou Saliou FAYE, thèse d’université Dakar (UCAD), Dakar + une autre personne. Contact Bernard Bourlès ( bernard.bourles@ird.fr ), Responsable du SOERE PIRATA Biopapua / Début de campagne http://www.france-nord.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/campagne-biopapua/biopapua-debut-de-campagne Sat, 21 Aug 2010 00:00:00 +0200 La campagne Biopapua explorera la diversité marine profonde de la Papouasie Nouvelle Guinée en s’intéressant plus particulièrement à la faune des monts sous-marins et celle associée aux substrats végétaux qui s’accumulent dans les bassins profonds à proximité des îles. Au cours de la campagne, il y aura trois rotations de l’équipe scientifique. La première équipe a embarqué à bord de l’ALIS, dans le port de Lae, le samedi 21 août 2010. Chaque équipe est composée de six personnes. Première équipe : Sarah Samadi (IRD, chef de mission) Alfred Ko’ou (Université de Papouasie Nouvelle Guinée) Julie Ponsard (Université de Liège, Belgique) Justine Thubaut (MNHN, France) Mao-Ying Lee (National Taiwan Ocean University, Taiwan) Tin-Yam Chan (National Taiwan Ocean University, Taiwan) Pour la plupart des participants, c’est une première expérience sur l’ALIS et cette première journée a permis de découvrir le bateau tout en installant le matériel et en précisant le rôle de chacun dans l’équipe. Nous ne seront pas trop de six pour trier et conditionner les précieux échantillons collectés par nos engins. Lavage et tamisage du contenu des dragues et chaluts, tri et conditionnement des spécimens, choix des spécimens à photographier, prélèvements et fixation des tissus pour certains spécimens, telles seront nos tâches quotidiennes dans les jours à venir. Samedi 21 août Cette première journée a également permis de préciser avec Raymond Proner, commandant de l’Alis le planning de la campagne ainsi que de régler les dernières questions logistiques. Journal de bord de la campagne / Voir tous les billets postés Posez vos questions à l'équipe de chercheurs en campagne à bord de l'Alis